Joseph CAILLEAU est né le 13 octobre 1889 aux Cerqueux. Il est le fils de Pierre Basile Cailleau, né en 1852, fermier au Cureau et Maire de la commune et de Marie-Eulalie Brémond née en 1859.Il était cultivateur aux cheveux châtains et mesurait 1m67. Il est aussi le frère de Basile et de Marcel.

Il porte le matricule 1292 au recrutement de Cholet et effectue son service militaire du 5 octobre 1910 au 23 septembre 1912, d’abord au 135ème RI à Angers puis au 82ème RI de Montargis à partir du 22 juillet 1911.

Il est mobilisé le 3 août 1914, date de son arrivée au 77ème RI de Cholet où il est Caporal sous le matricule 05241.

Il est tué à l’ennemi le 12 novembre 1914, à sept heures du matin, à Bellevue, commune de Zonnebeke en Belgique. Le commandant Bonnard, du 77ème RI avait installé son PC, le 1er novembre, à la ferme du cabaret de Bellevue.

Il a tout juste 25 ans.

L’acte de décès a été transcris à la mairie des Cerqueux le 23 février 1915 et un secours de 150 frs a été payé à Monsieur Cailleau Père le 27 juillet 1915 suite à son décès.

La course à la mer :

« Jusqu’au 6, une sorte d’accalmie persista. Puis ce fut un déchaînement effroyable d’artillerie. L’élite allemande allait tenter la ruée suprême, car la Garde prussienne, commandée par le général Von Plattenberg, entrait en ligne.

Huit jours durant, un véritable raz de marée essaya de submerger nos positions. Trois divisions françaises étaient arrivées à temps pour renforcer les troupes alliées sur les points faibles.

A l’est d’Ypres, les Corps Dubois, Balfourier et Haig soutinrent victorieusement le choc. Le 9e Corps, aidé par les divisions territoriales de Bidou et la cavalerie de Mitry,résista vaillamment aux efforts de trois Corps allemands qui avaient été lancés, quelques jours auparavant, sur l’Yser, et déjoua ainsi leur intention de nous tourner par le nord.

La journée du 11 fut marquée par plus d’acharnement encore. Parvenues jusqu’à notre première ligne et sous la protection d’un effrayant barrage d’artillerie de 105 et 150 les divisions allemandes, décimées par nos contre- attaques, durent reculer avec des pertes énormes.

Bellevue aujourd'hui google earth

Le 13 et le 14, elles essayèrent encore d’ébranler nos lignes. Tentative aussi infructueuse que les précédentes. Enfin, en présence du caractère inexpugnable qu’avaient acquis nos positions, les attaques de l’ennemi se ralentirent, puis cessèrent.

Alors, pour se venger de cette résistance, les Allemands s’acharnèrent à la destruction d’Ypres et de ses merveilles architecturales. La cathédrale et la Halle aux Drapiers s’écroulèrent sous le tir des canons lourds. La vieille cité ne fut bientôt plus qu’un monceau de ruines fumantes.»

Journal de marche du 77ème RI :

Par suite de relèves, la 3ème compagnie, qui se trouve à droite du 3ème bataillon, étant attaquée, doit se replier. Sa retraite occasionne des pertes à la 11ème compagnie qui subit une attaque violente de l’ennemi.12 novembre : le 135ème, qui est à notre droite, a subi de lourdes pertes. Plusieurs de ses éléments se rendent et, de ce fait, la 7ème compagnie du 77ème est en partie prisonnière.

A ce moment nos effectifs sont très réduits. Chaque compagnie ne dispose que de 60 à 80 fusils environ.

A droite de la route de Paschendaele, les attaques allemandes ont pénétré jusque dans nos lignes.

Le 92ème d’infanterie et d’autres régiments du même corps d’armée arrivent pour nous renforcer et essaient, mais en vain, de reprendre les tranchées perdues. Malgré un bombardement violent de chaque jour, nous conservons nos mêmes positions jusqu’au 19 novembre.

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Il est enterré au cimetière de Zuydcoote, sépulture n° 675. Située  à l’entrée de Zuydcoote en venant de Leffrinckoucke, la Nécropole Nationale française se compose de 3 carrés : Carré français 1939-1945 – Carré français musulman 1914-1918 – Carré français 1914-1918.

 

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